Qui est Pauline Depeyre ? Interview d’une graphiste et webdesigner gastronome

Crédit Photo @Sabrina Soave Photographie

Pauline est graphiste et webdesigner depuis 10 ans et depuis 2 ans en tant que freelance. Son entreprise se nomme Prisme & Co. Découvrez qui elle est, son métier et son quotidien dans l’interview ci-dessous.

Où retrouver Pauline ?

Peux-tu décrire ta personnalité en quelques mots ?

silhouette photography of grass

Solaire

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woman jumping wearing green backpack

Enérgique

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white petaled flowers

Entière

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Quel est ton métier et à qui est-il destiné ?

Je suis graphiste et web designer gastronome. Amoureuse et passionnée de vin depuis toujours, certainement grâce à mon héritage familial : arrière petite fille, petite fille et fille de vigneron, j’ai voulu faire le pari un peu fou d’associer mes 2 passions, celle pour le vin et la gastronomie et celle pour le graphisme et le web, en créant Prisme & Co, afin de mettre mes compétences au service des vignerons, brasseurs, cavistes… et tous les professionnels des métiers de bouche.

Quels sont les challenges auxquels tu es confronté ?

Devenir indépendante / freelance / entrepreneuse… c’est déjà un beau challenge ! Après plusieurs années à travailler en tant que salariée au poste de graphiste / web designer / UX designer pour des agences de communication, une start-up dans l’univers du vin, j’ai décidé à l’aube de mes 30 ans de voler de mes propres ailes pour découvrir cette fabuleuse aventure de l’entrepreneuriat afin d’être indépendante et d’exprimer pleinement ma créativité.
Définir mes offres, créer mon site, mon logo, prospecter, faire un prévisionnel, envoyer des devis/factures, se faire un réseau, ajuster mes offres, améliorer mon expérience client, innover, rebondir, me démarquer, me remettre en question, profiter de mes réussites, prendre confiance en moi et en mon business, devenir maman et entrepreneure, trouver un équilibre entre vie pro et perso, me former, faire des partenariats, collaborer avec d’autres entrepreneurs… tout cela représente de beaux challenges pour moi. Quand j’ai créé Prisme & Co mon souhait était de relever de nouveaux challenges, je peux dire aujourd’hui que je suis bien servie !

Quelles sont tes valeurs ?

Tout d’abord la proximité. J’ai absolument envie d’être proche de mes clients, pas physiquement toujours, mais proche dans la relation pour comprendre qui ils sont, ce qu’ils font. Je travaille avec des personnes qui sont généralement passionnées par leur métier et quand ils discutent sont des gens passionnants. La proximité est donc importante pour que j’arrive à comprendre comment ils font leur métier, comment ils sont eux-mêmes avec leurs clients et arriver à retranscrire tout ça dans les projets que je fais avec eux.

Ensuite, je dirais la persévérance. Dans le métier d’entrepreneur, il faut savoir persévérer. J’aime bien faire la métaphore avec la randonnée. Des fois, tu es en bas, tu as envie de monter en altitude et tu te dis “Oula, ça va être long ! Je ne vais pas y arriver, je vais avoir mal, je vais avoir des courbatures”. Et particulièrement la randonnée de la Tournette : elle est horrible. Mais quand tu arrives au sommet, c’est hyper cool parce que tu as une vue panoramique sur le lac, quand il fait beau.
Et pour moi l’entrepreneuriat, c’est un peu ça, c’est une ballade qui des fois peut te donner un peu mal au dos, aux mollets, à la tête, mais au final quand tu arrives au bout d’un projet avec un client, qu’il est satisfait, que toi aussi, tu l’es, c’est la récompense comme la vue panoramique sur le lac.

Enfin, ma troisième valeur est le partage. Pour moi, c’est important, au-delà d’apporter mon expertise ou mes compétences, de leur partager ce que je sais et connais grâce à mes expériences passées. C’est un partage entre le client et moi, car il va m’apporter ce dont il a besoin, ses connaissances sur son métier et inversement. C’est un vrai partenariat.
Et le partage se fait aussi avec les partenaires et les fournisseurs avec qui on partage notre business, notre vision et si on n’est pas en adéquation là-dessus, ça ne peut pas fonctionner.

Quelle est ta vision de l’entrepreneuriat ?

Comme je l’ai déjà un peu dit dans mes valeurs, je vois l’entrepreneuriat comme une randonnée. C’est un sport de tous les jours, des fois, on a moins envie de se lever et d’autres fois, on s’est levé, on a fait notre journée et on est content. C’est comme sa séance de sport : tu n’as pas envie d’y aller, mais une fois que tu l’as fait, tu es content, même si tu as des courbatures le lendemain.

On pourrait comparer ça aussi aux montagnes russes, même si je ne les aime pas trop. C’est-à-dire qu’il y a des mois où ton business est en haut, d’autres où il est un peu en bas. Il faut savoir remonter la pente et parfois ne compter que sur soi-même. Mais c’est aussi bien d’en parler avec d’autres entrepreneurs et de trouver du soutien. Contrairement à beaucoup de salariés, ce qu’on a plus quand on est entrepreneur, c’est une équipe.
Dans le fond, on travaille tous plus ou moins seul chez soi, ou en coworking. Il faut arriver à trouver des personnes qui te boostent, te mettent un coup de pied aux fesses quand il le faut. Ou inversement, trouver des gens avec qui fêter tes succès, car les fêter seul, c’est quand même triste.

L’entrepreneuriat est un mélange d’émotions positives et négatives. Ça permet de se dépasser, de découvrir des choses sur soi qu’on n’aurait pas imaginé et c’est complètement différent d’être salarié. On peut être très bon dans son métier en tant que salarié, mais très mauvais une fois devenu entrepreneur. Ce n’est pas juste savoir faire son métier, c’est aussi gérer des devis, des clients qu’on n’avait pas forcément l’habitude de gérer, gérer l’URSSAF, gérer les choses relatives à ton entreprise et pas à ton expertise, ton métier. C’est là que ça demande de la réflexion et se demander si on est fait pour ça.

Comment t’organises-tu au quotidien ? As-tu une routine de travail ?

J’ai un process entre le moment où un client me contacte et où je lui envoie le devis, etc… Mais mes journées ne se ressemblent pas, car les projets sont très différents. Il y a aussi des jours où c’est pour moi que je bosse. Ce n’est pas comme quand j’étais salarié où je me levais à telle heure, j’étais au bureau de telle à telle heure, je rentrais à la maison, j’oubliais tout du travail. Là, c’est toute la journée. Tu manges, tu bois, tu dors entrepreneur. La seule coupure que j’ai et dont je ne veux pas déroger, c’est le week-end. C’est off et pour l’instant ça ne met pas arriver de devoir travailler le week-end et je me refuse à ça.

As-tu des conseils à ceux qui souhaiteraient se lancer en entrepreneuriat dans le même métier que toi ?

Le premier conseil serait de se former. On peut être très bon dans son métier, mais pas du tout dans celui d’entrepreneur. Si j’avais à refaire les choses, je commencerais par me former à l’entrepreneuriat, car c’est vraiment un autre métier.

En tant que graphiste ou webdesigner, on a un avantage par rapport aux autres, on n’a pas besoin d’investir sur notre entreprise en communication. C’est-à-dire qu’on peut créer son logo, son site, on peut arriver à se dépatouiller sur ses offres, sa cible, c’est des notions qu’on a. 

Et enfin, pour se lancer, il faut savoir quelle structure choisir, savoir comment s’entourer, savoir quoi poser sur le papier (nos prix, ce qu’on a envie de faire, comment on a envie de travailler).

Pour finir, quelle est ta citation préférée ?

Les choses tardent à venir, on s’impatiente, mais on oublie qu’un vin met du temps pour être bon.

Mazouz Hacène

Ça vaut aussi pour l’entrepreneuriat, car souvent, on s’impatiente, on a envie que les choses aillent vite. Et c’est important de prendre le temps aussi pour son business, de poser les bases de sa communication, de ses offres… 

Là, je vois que j’ai envie de faire plein de choses comme aller dans des réseaux professionnels. Et ça prend vachement de temps, entre te voir une première fois, retenir ce que tu fais et t’appeler pour bosser avec toi, il peut se passer 6 mois, 1 an. Et ça me paraît tellement long.

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